
Bivouac au Pays Basque sur la trace du GR10
(4.0)
Rédigé par
Loomi
Dernière mise à jour
09/08/2026
3 jours
56.4 km
3000 m
Pyrénées
Difficile
Envie d’une aventure au cœur du Pays Basque ? Le GR10 t’embarque pour quelques jours à travers villages typiques, sommets et panoramas à couper le souffle. Entre les pottoks en liberté (c’est le petit poney emblématique du Pays basque et des Pyrénées), les crêtes et les soirées sous les étoiles, ce week-end est une vraie immersion dans la nature basque.
Comment se rendre au point de départ en transport en commun
Durée :
4h50
Aller :
Prends un TGV jusqu’à Bayonne, puis un TER jusqu’à Saint-Jean-de-Luz (4h20 de trajet). De là, prends la ligne 46 du bus jusqu’à Espelette et descends à l’arrêt Kaminoko Patarra (environ 35min).
Retour :
Prends un TER jusqu’à Bayonne, puis un TGV jusqu’à Paris.
Bivouac au Pays Basque sur la trace du GR10
D'’Espelette au Col d’Espalza
4h30
13,7 km
760 m
880 m
Le départ se fait depuis Espelette, ce petit village célèbre pour ses façades blanches et ses piments rouges qui sèchent au soleil. Tu laisses derrière toi l’animation du village et tu attaques le dénivelé vers les premiers sommets. Le chemin longe les crêtes, proposant de jolis points de vue sur le Pays Basque français.
La journée s’achève au Col d’Espalza. C’est un véritable balcon naturel, hyper sauvage. Tu y trouveras de larges zones d’herbe, parfaites pour déplier ta tente et profiter d'un coucher de soleil sur les sommets avant une nuit étoilée en pleine montagne.
Du col d’Espalza au Aintziaga
7h45
17,5 km
1120 m
880 m
Et c’est reparti ! Après une nuit sous les étoiles, tu retrouves le balisage du GR10. La journée commence par une descente qui t'amène au petit village de Bidarray. C'est un décor de carte postale : un village basque typique, niché entre deux montagnes et bordé par la Nive. Profite-en pour te ravitailler ou savourer un café en terrasse : c'est ton dernier point de ravitaillement avant de t'attaquer au gros morceau de la journée.
Parce qu'en parlant de Bidarray, c’est surtout le pied de l'immense muraille que tu vois au loin : les crêtes d’Iparla. Depuis le village, l'ascension se fait tranquille au début, puis ça grimpe plus sérieusement. Mais franchement, l'effort est vite oublié.
Tu marches sur une véritable muraille naturelle qui marque la frontière entre la France et l’Espagne. Le sentier passe par le sommet de Talatze (906 m), puis celui du Tuturruko Kaskoa (1047 m).
La journée touche à sa fin alors que tu atteins le secteur d'Aintziaga. C'est ici que tu trouveras ton spot de bivouac. Entre les rochers et les touffes d'herbe, le terrain est parfait pour poser la tente. Profite des derniers rayons du soleil.
D’Aintziaga à Saint-Jean-Pied-de-Port
9h
25,2 km
1090 m
1780 m
Dernier réveil en altitude pour cette ultime journée de micro-aventure. C’est l’étape la plus longue, mais pas de stress : un départ vers 8h te permettra aisément d’avoir ton TER à 18 heures (il y en a même un pour 20 heures).
Le programme du jour : Plein de sommets et de panoramas de dingue avant de retrouver la civilisation. Tu commences par voir le Pic d’Oilarandoi et sa petite chapelle perchée au-dessus de la vallée.
Le sentier continue en passant par le Col d’Aharza, avant d'attaquer la montée vers le Munhoa. C'est ton dernier gros belvédère : de là-haut, tu as une vue à 360° sur les montagnes basques que tu viens de traverser. Profite bien, car après, c'est la longue descente vers la vallée.
Tu finis par apercevoir les remparts de Saint-Jean-Pied-de-Port. C'est le spot parfait pour boire un bon verre ou savourer un gâteau basque bien mérité avant de filer à la gare. Et voilà, clap de fin sur ce week-end basque et retour à la maison.
Pourquoi un bivouac au Pays Basque ?
Le GR10, c’est vraiment un incontournable si tu aimes la randonnée : 895 km à travers les Pyrénées, de Hendaye à Banyuls-sur-Mer, juste au sud de Perpignan. Au Pays Basque, tu vas découvrir la version “facile” du GR10 : des sentiers pas trop hauts en altitude, avec une faune et une flore super variées. Et en chemin, tu peux faire un stop dans les villages typiques pour goûter à la culture et à la gastronomie basque, tu ne vas pas t’ennuyer ! Petit conseil météo : le Pays Basque est plutôt pluvieux, alors prends absolument une veste imperméable avec toi. On n’est jamais trop prudent ! Et pour info, les GR sont balisés et entretenus par la FFRandonnée et ses 20 000 bénévoles. Sans eux, randonner en France serait beaucoup moins simple. Alors n’oublie pas de lever un pied de reconnaissance pour ces passionnés ! Si tu as envie d’explorer d’autres itinéraires dans les Pyrénées, découvre aussi notre trek de 3 jours entre Gavarnie et Ordesa, ou encore le Tour du Carlit en bivouac sur 3 jours.
Les questions fréquentes
Les Avis
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L
Louison
09 août 2026
J’ai effectué les deux premières étapes de ce parcours en août 2026 et voici mon retour dessus : Jour 1 : parcours assez facile, pas de passage technique, attention cependant car aucun ruisseau sur le trajet pour se ravitailler en eau, la ferme située peu avant le col des veaux est le seul point de ravitaillement et ne prend pas la CB. Très bon spot de bivouac au Col d’Espalza avec un joli lever de soleil au matin. Jour 2 : descente du col d’espalza vertigineuse mais pas particulièrement technique, plusieurs mains courantes sur le sentier. La supérette à l’entrée de Bidarray ferme à 12h15, attention à ne pas trop traîner sur la descente si vous souhaitez vous ravitailler. Les WC communaux et douches communes à l’entrée du village permettent également de se ravitailler en eau potable. De Bidarray aux crêtes d’Iparla, il y a très peu de zones ombragées puis rapidement plus aucune ombre jusqu’au col d’Harrieta (juste avant la montée vers l’Aintziaga). Montée très raide, technique et à proximité du vide par moments (vous êtes sur des crêtes et longez les falaises). Attention, aucune source d’eau n’est disponible le long du sentier, nous avons croisé plusieurs groupes de randonneurs suivant le meme itinéraire et tous manquaient d’eau au point de devoir redescendre dans la vallée et revoir leurs objectifs à la baisse en abandonnant tous le tracé prévu pour le jour 3. Il faisait 32 degrés annoncés sur cette journée et cela a été très dur physiquement comme mentalement avec l’obligation de se restreindre sur l’eau malgré le fait d’avoir pris 3L d’eau par personne. Nous avons bivouaqué au col d’Harrieta pour écourter l’étape et redescendre vers Urdoz le lendemain en récupérant de l’eau au ruisseau sur la descente. Nous n’avons pas effectué la dernière étape car nous avons terminé notre troisième journée à Saint-Etienne de Baïgorry. En résumé : très joli parcours mais ne vraiment pas sous-estimer le peu de ravitaillement en eau (nous avions pourtant des gourdes filtrantes). Au vu du jour 2 bien physique, ne pas sous-estimer les 25km du dernier jour !
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