Chez Loomi, on commence à connaître par cœur le réseau ferré français. Je suis devenu un vrai expert pour savoir comment aller skier à la montagne en train… en France. Mais comment cela se passe ailleurs ? En Suisse, par exemple ?

Pour le savoir, quoi de mieux que de partir sac sur le dos dans le canton du Valais. Véritable sanctuaire du ski avec ses très célèbres stations de Zermatt, Crans-Montana ou Verbier, le Valais a une sacrée réputation chez les skieurs. Mais côté train ? Comment ça se passe ?

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Trois stations en cinq jours, depuis Paris : voilà mon programme sur les rails. Et tout ce que je peux vous dire pour le moment, c’est que je n’ai pas été déçu.


Étape 1 : Se rendre dans le Valais en train

Avant d’emprunter les trains valaisans, la première étape est toujours d’aller en Valais.
Mon départ à moi s’est fait de Paris, mais pas d’inquiétude, je vous montre que pour aller en Suisse, pas besoin d’être Parisien.

Depuis Paris

Deux options :
– La première consiste à rejoindre Lausanne en TGV (environ 3 h 40), et de Lausanne il suffit ensuite de prendre un train pour se rendre en Valais : Martigny, Sion, à toi de choisir. Ce qui est sûr, c’est que tu y seras en moins de cinq heures depuis la capitale.
– La deuxième ressemble à la première, maisc’est Genève qui sera la porte d’entrée pour aller skier en Suisse. Depuis Genève, un seul train t’emmène en Valais, à toi de choisir ensuite l’arrêt.
Cette option te prendra environ 5 h 30.
À toi maintenant de voir laquelle est la plus économique en fonction de ton jour de voyage.

Depuis Lyon

Depuis Lyon, une option s’impose ! Rends-toi dans un premier temps à Genève : deux heures de TER, puis direction le Valais en montant dans un train direction Brig, et encore une fois, à toi de choisir ton arrêt.
Le temps nécessaire : entre 4 h et 4 h 30. Très fort.

Depuis Marseille

Si c’est à 4 h de Lyon… c’est à 6 heures de Marseille ! Un TGV pour Lyon d’une heure et demie, puis direction Genève en TER et la ville du Valais de ton choix dans un super train suisse.

Depuis Strasbourg

Non, je ne vous oublie pas, les Alsaciens !
Et puis, vous avez de la chance : en quatre heures, vous êtes en plein cœur du Valais. Cette fois-ci, on oublie Genève ou Lausanne. Il faut rejoindre Bâle en TER et de Bâle, un train t’emmène à Viège, et te voilà dans le canton du Valais prêt à aller skier, en moins de 4 h.
Royal.

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Maintenant que tu as l’itinéraire entre tes mains, il faut réserver tes billets :
Pour le TGV Lyria, tu peux prendre ton billet depuis ta plateforme préférée (SNCF Connect, Trainline…).
Pour les trains suisses, je te conseille de télécharger l’application de la SBB sur ton téléphone.

Autre astuce : plus tu prends tes billets de train à l’avance, moins ils sont chers, particulièrement en Suisse !


Étape 2 : Les Marécottes

Maintenant que je suis arrivé en Valais, j’ai décidé d’arrêter mon train à Martigny, où le Mont-Blanc Express m’attendait pour m’emmener dans la jolie station des Marécottes, en plein cœur de la vallée du Trient.

Une station sans neige artificielle

Les Marécottes, c’est une petite station suisse sans neige artificielle. Ici, toute la neige que tu verras provient du ciel et de nulle part ailleurs.

Aux Marécottes, tu es en Valais, dans la vallée du Trient, sur la commune de Salvan.
Le village est posé autour de 1’100 m d’altitude, à deux pas de Martigny : et même si le lac et sa vie sont juste à côté, ici tu es bien en montagne.

Le domaine est compact, lisible. Pour aller skier, tu montes d’abord au secteur de La Creusaz (env. 1’780 m), puis tu bascules sur la partie la plus haute, plus ouverte, souvent au-dessus de la limite de la forêt.

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Ensuite, ce sont environ 28 km de pistes qui t’attendent. Concrètement, si tu viens pour te mettre en jambes tranquillement, tu trouves de quoi faire. Et si tu en veux un peu plus, deux itinéraires de ski de randonnée t’emmènent jusqu’au sommet de la station en toute sécurité avant de redescendre sur les pistes. Tu peux même grimper un peu plus avec tes peaux de phoque, mais dans ce cas-là, tu dois venir équipé correctement (DVA, pelle, sonde), savoir lire le terrain et t’adapter aux conditions nivo-météo.

Le Mont-Blanc Express

Pour venir aux Marécottes, le mieux, c’est de prendre le Mont-Blanc Express, un petit train rouge qui relie Martigny à Chamonix et qui s’arrête directement au village. Si tu viens des Alpes françaises, tu peux l’emprunter directement à Chamonix, et si, comme moi, tu es arrivé·e en Suisse par Genève ou Lausanne, c’est à Martigny qu’il faut prendre les rails.

Mention spéciale pour ce petit train super vitré qui te permettra de profiter des paysages magnifiques de la vallée du Trient.


Étape 3 : Verbier

Après une bonne nuit à l’hôtel du Zoo des Marécottes, je suis reparti sur les rails direction une station plus connue du ski suisse : Verbier.

Je suis redescendu à Martigny grâce au Mont-Blanc Express avant d’enchaîner rapidement deux trains qui m’ont déposé à la gare de Bruson, équipée directement d’une télécabine pour monter sur les pistes. Et si t’as pas ton matos, loue-le directement sur place : voilà le magasin où j’ai loué mes skis pour la journée.

Le froid dans le domaine de Bruson 1024x768

Comme tu peux le voir sur cette photo, il peut faire très froid dans les Alpes. Heureusement que le ski de randonnée, ça réchauffe !

Sanctuaire du ski alpin

On peut difficilement dire autre chose que : Verbier joue dans la cour des très grands. En faisant partie des 4 Vallées, l’un des plus vastes domaines reliés de Suisse, avec environ 410 km de pistes reliées accessibles avec un seul forfait, tu comprends vite où tu mets les skis.

Ici, tu montes vite en altitude, souvent au-dessus de 3’000 m, avec des secteurs mythiques comme Mont Fort qui t’offrent une neige de qualité et des panoramas énormes. Et si tu aimes sortir des pistes, tu es au bon endroit : Verbier est une référence mondiale pour le freeride, avec des pentes raides, des combes sauvages et un terrain qui te donne envie d’aller toujours un peu plus loin.

Sur les pistes de ski de rando a Bruson 1024x768

Les itinéraires balisés pour le ski de randonnée

Ma journée à moi s’est passée côté Bruson. Mon objectif : découvrir ce que la station met en place pour le ski de randonnée. Devant moi, un itinéraire complètement balisé et loin des pistes, à travers la forêt. Direction le haut de la station avec les peaux de phoque.

Si tu veux te lancer pour la première fois en ski de randonnée, je te recommande vraiment de passer quelques jours de cours avec des professionnels qui sauront te guider. Une fois cela passé, tu peux venir profiter facilement d’une bonne montée ici, sans risque et sans avoir besoin de tout le matériel de sécurité qui, on ne va pas se mentir, n’est pas donné !

En haut de Bruson  1024x768

Après avoir bien profité des paysages et du calme, j’ai mangé une bonne croûte suisse dans le restaurant d’altitude en haut de La Pasay. Une bonne descente, un retour à Bruson, et un nouveau train pour me rendre à mon dernier spot de ce voyage en train en Suisse.


Étape 4 : Bettmeralp

Bettmeralp : Station de ski sans voiture

Bienvenu à Bettmeralp et ici : pas de voiture. Le village est entièrement piéton, et ça change tout. Tu te déplaces à pied ou en skis. Sur place, quelques véhicules adaptés circulent pour maintenir l’économie de la station, mais ici le calme règne. Pas de bruit de moteur, juste le crissement de la neige sous les chaussures et le silence de la montagne. Tu sors de ton hébergement skis aux pieds, tu traverses le village tranquillement, et tu arrives directement aux remontées. Et j’avoue que maintenant que j’ai goûté à ce plaisir-là, j’ai bien envie d’y retourner.

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Côté ski, t’es servi ! Des pistes larges, variées, et une typologie du terrain qu’on ne voit pas trop ailleurs. On ne s’ennuie pas une seconde sur le domaine d’Aletsch Arena. Et niveau neige, la préparation des pistes recueille régulièrement des prix d’excellence, et quand on a les skis aux pieds, on comprend pourquoi.
Le clou du spectacle ? De nombreux panoramas sur les hauteurs de la station pour observer le grand glacier d’Aletsch.

Le plus grand glacier des Alpes

Tout en haut de Bettmeralp, tu fais face à un monument naturel : le glacier d’Aletsch, le plus grand glacier des Alpes. Long de plus de 20 kilomètres, immense, tu l’admires depuis les points de vue, et tu peux même partir en rando ou en excursion guidée en été pour t’en approcher.
Face au glacier d’Aletsch, tu admires toujours un géant… mais un géant en sursis. À cause du réchauffement climatique, sa masse diminue d’année en année : les températures plus élevées accélèrent la fonte estivale, et les chutes de neige hivernales ne suffisent plus à compenser ces pertes. Résultat : le glacier recule et s’amincit progressivement, perdant chaque année une partie mesurable de son volume.

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Le Valais, paradis des skieurs et du train

Plus je parcours le Valais, plus je me rends compte d’un truc : ici, le ski et le train vont incroyablement bien ensemble. Je passe d’une vallée à l’autre, d’une station à l’autre, sans stress, sans bouchons, sans chercher une place de parking sous la neige. Je monte dans un train panoramique, je regarde défiler les villages, les forêts, les sommets, et j’arrive directement au pied des domaines skiables.

Des Marécottes à Verbier, de Zermatt à Bettmeralp, avec les télécabines postées sur les gares, tout est pensé pour que tu puisses voyager léger et skier lourd. Le Valais me prouve qu’on peut vivre la montagne à fond, tout en douceur. Et honnêtement, une fois que j’y ai goûté, je n’ai plus vraiment envie de faire autrement.

Merci encore au canton du Valais pour cette belle expérience.

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L’espace de la commu’

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